Maladie cardiovasculaires

" Il a l'âge de ses artères "... Cette expression qui signifiait la vieillesse a pris un autre sens. On peut être vieux avant l'âge lorsqu'on est affecté d'une maladie cardiovasculaire. Ces maladies, comme leur nom l'indique, atteignent le coeur et les vaisseaux sanguins, c'est-à-dire tout le système cardiovasculaire.


LE SYSTEME CARDIOVASCULAIRE


 
C'est une mécanique de haute précision.
Le coeur
  • C'est un muscle lisse de 300 g environ.
  • Il bat 60 à 80 fois par minute.
  • Les contractions cardiaques échappent totalement à la volonté : elles dépendent du système nerveux sympathique et de tout un système hormonal, dont l'adrénaline, hormone du stress.
  • Il propulse violemment dans les artères le sang oxygéné qui vient des poumons.

Les artères
Le système artériel est comme un arbre dont :
  • le tronc est l'aorte, directement branchée sur le coeur ;
  • les grosses branches sont :
    • les artères coronaires qui irriguent le coeur ;
    • les carotides qui irriguent le cerveau ;
    • les artères rénales qui nourrissent les reins ;
  • les ramifications sont :
    • les artérioles et les vaisseaux capillaires, de plus en plus fins, partout dans le corps ;
    • les capillaires sont le lieu d'échange entre le sang et les cellules.

Les veines
Elles véhiculent le sang des capillaires jusqu'au coeur.

Tous les vaisseaux sanguins sont des tuyaux :
  • souples ;
  • élastiques ;
  • qui ont le pouvoir de changer de diamètre afin de maintenir une pression constante du sang quelles que soient les circonstances ;
  • ce phénomène est sous la dépendance d'un système ultra-sophistiqué dirigé par le système nerveux, une batterie d'hormones et de sels minéraux, dont le sodium. Cette pression s'appelle aussi la tension artérielle.

Elle se mesure et est le témoin de la circulation :
  • quand elle est au-dessous des normes (14/9), il s'agit d'hypotension : plus c'est bas, plus on est fatigué ;
  • quand elle est au-dessus des normes, il s'agit d'hypertension : à partir de 16/9 ;
  • une hypertension modérée n'a pas de manifestations physiques gênantes mais elle n'en est pas moins dangereuse.

LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES


 
Lorsque des artères vitales sont atteintes comme celles qui irriguent le cerveau ou le coeur, l'espérance de vie est considérablement abrégée.
Les maladies cardiovasculaires sont aujourd'hui la première cause de mortalité dans les pays développés.
Elles se traduisent de facon dramatique et souvent mortelle par une :
  • " crise cardiaque ", c'est-à-dire un infarctus du myocarde :
    • un caillot vient boucher une ou plusieurs artères coronaires ;
    • le coeur n'est plus irrigué ou irrigué seulement en partie ;
    • les parties du coeur privées d'oxygène se sclérosent ;
    • le coeur ne peut plus correctement remplir ou plus remplir du tout son office de pompe distributrice du sang dans tout l'organisme ;
    • il est la plupart du temps précédée pendant plus ou moins longtemps par de l'angine de poitrine qui se manifeste par des douleurs angoissantes dans la poitrine ;

  • " attaque ", c'est-à-dire un accident vasculaire cérébral. II peut être dû à :
    • une embolie cérébrale : c'est le même processus d'obstruction mais d'un vaisseau du cerveau ;
    • une hémorragie cérébrale : une faille dans un vaisseau, un petit bout fragile ou abîmé par l'athérosclérose s'est rompu ou saigne ;
    • il a pour conséquence une destruction ou un endommagement plus ou moins important d'une partie du cerveau, privé d'oxygène qui se traduit par une paralysie plus ou moins importante du corps ou d'une partie du corps appelée hémiplégie.

Elles se traduisent de facon pernicieuse et douloureuse avec :
  • l'artérite des membres inférieurs.
    Elle se manifeste tout d'abord par une crampe au mollet. Cette crampe devient de plus en plus fréquente et le temps de marche sans douleur est de plus en plus raccourci.
Elle se manifeste tout d'abord par une crampe au mollet. Cette crampe devient de plus en plus fréquente et le temps de marche sans douleur est de plus en plus raccourci.

ARTERIOSCLEROSE ET ATHEROSCLEROSE


 
 
Les parois des artères se détériorent inéluctablement au fil de la vie sous l'effet de l'âge et de différentes agressions.
L'artériosclérose est le vieillissement normal des artères.
L'athérosclérose est une maladie qui peut s'installer dès l'adolescence.

La détérioration des artères a des effets catastrophiques :
  • elles deviennent de moins en moins souples : elles s'adaptent moins bien aux phénomènes de dilatation et de constriction qui assurent une bonne circulation et un bon équilibre de la tension artérielle ;
  • des dépôts d'une mixture complexe, faite de cholestérol et de calcium, s'y fixent par endroits : c'est l'athérome.
    • Plus ils sont importants, plus les parois des artères sont durcies et plus le diamètre est par endroits rétréci.
      Ca se passe comme dans une machine à laver ou des canalisations envahies par le calcaire. Tout marche bien mais insidieusement, l'eau coule de plus en plus lentement et un jour, ca se bouche.
Résultat :
  • le sang circule de moins en moins bien dans des artères ainsi sclérosées ;
    • le corps est moins bien irrigué, moins bien nourri ;
    • l'oxygène est moins bien distribué ;
  • le moindre incident de parcours peut être catastrophique : un petit bouchon peut bloquer toute la circulation.

Facteurs de risque
Les facteurs de risque qui exposent à ces maladies sont connus, étudiés, décortiqués, confirmés depuis des années.
Ce sont :
  • l'âge : plus on vieillit, plus les artères s'abîment ;
  • le sexe : les hommes sont plus facilement atteints que les femmes tant qu'elles sont protégées par leurs hormones sexuelles. Mais après la ménopause, le risque devient le même ;
  • le mode d'alimentation ;
  • l'excès de graisses et de cholestérol dans le sang chez les personnes qui en consomment trop et surtout trop de lipides d'origine animale et chez les personnes prédisposées familialement à une mauvaise élimination du cholestérol ;
  • l'hypertension ;
  • le diabète ;
  • l'obésité ;
  • le tabac ;
  • l'alcoolisme ;
  • la sédentarité ;
  • le stress.

On dispose de :
  • toute une batterie de médicaments contre l'hypertension, le diabète et l'hypercholestérolémie ;
  • de méthodes de soins très sophistiquées lors d'un infarctus et pour tenter d'éviter les récidives.

La prévention reste quand même le meilleur moyen d'éviter toutes ces catastrophes.

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