Périodes à risque

Périodes à risque

 

Enfant, adolescent, femme

Enfant et adolescent

En France, 13 % des enfants et adolescents (de 2 à 17 ans) présentent un surpoids ou une obésité. Dès 4 ans, un enfant sur 10 est en surpoids quel que soit le sexe, et un pic maximal est observé à l'âge de 7 ans, où 20 % de la population infantile est atteinte.
Le nombre d'enfants obèses a déjà doublé depuis les années 1980.

Cette évolution inquiétante est source de nombreuses complications avec des conséquences endocriniennes, cardio-vasculaires et psychosociales qui demandent une prise en charge et donc un diagnostic aussi précoce que possible.

Détecter l'obésité

Comment distinguer une obésité naissante d'une simple prise de poids ?

Un enfant dont l'obésité est dépistée et traitée avant sa puberté voit le risque d'être obèse à l'âge adulte diminuer de façon importante.

Définir un poids idéal est très difficile chez l'enfant et l'adolescent, compte tenu des variations physiologiques importantes de la masse graisseuse au cours de la croissance. Pour les mêmes raisons, il est compliqué de préciser une valeur de référence unique de l'obésité.
Néanmoins, le " rebond de corpulence " (ou rebond d'adiposité) qui correspond, entre 1 et 6 ans, à un amaigrissement suivi d'une ré-augmentation de la corpulence vers 6 ans, permet de repérer les enfants à risque selon deux critères :

  • si le rebond de corpulence est trop précoce (avant l'âge de 6 ans), il semble être prédictif d'une obésité future ;
  • si l'enfant est gros, ou tout du moins au niveau supérieur des courbes de poids après le rebond de corpulence, il lui sera assez difficile de retrouver un poids " normal ".

 

Obésité enfant -  Dépistage précoce
Obésité enfant - Dépistage précoce

Obésité - Dépisage précoce Garçon
Obésité - Dépisage précoce Fille

Depuis 1995, le Ministère de la Santé et l'O.M.S. ont intégré dans le Carnet de Santé des enfants une courbe de corpulence où la mesure de l'Indice de Masse Corporelle est indiquée en fonction de l'âge de l'enfant.
La plupart des obésités s'installent entre 2 et 6 ans. La mesure régulière et le report des valeurs sur cette courbe restent des éléments de repérage fondamentaux de la surcharge pondérale.
Les groupes d'experts recommandent que les enfants dont la courbe de corpulence croise vers le haut les courbes de références du Carnet de Santé, soient considérés comme des enfants à risque et préconisent l'instauration d'un suivi médical.

Compte tenu des conséquences psychologiques et des risques de discrimination, l'enfant obèse peut entrer dans une logique de dévalorisation de sa personne. Dès les premiers signes d'un surpoids ou d'une obésité naissante, il est essentiel de consulter un médecin. Une étude américaine a mis en évidence le danger des régimes entrepris et abandonnés de façon désordonnée par les enfants eux-mêmes.

À l'adolescence, le corps et la personnalité subissent des bouleversements majeurs. L'augmentation importante de la masse grasse et de la taille du jeune entraîne une augmentation des besoins caloriques d'où des risques de dérapage et l'importance du maintien d'une bonne hygiène diététique et d'une activité physique régulière.

Avoir les bons réflexes

Plus on attend, plus la surcharge pondérale est importante et plus le traitement sera difficile.

De 30 à 50 % des cas d'obésité chez l'enfant et jusqu'à 80 % chez l'adolescent persisteront à l'âge adulte. Il est important de ne pas attendre et, dès le moindre doute, de consulter le médecin de famille ou le pédiatre de l'enfant. Encore une fois, plus la prise en charge est précoce et moins elle est contraignante.

Le bilan de l'enfant obèse demande une analyse rigoureuse car c'est de celui-ci que dépendra la suite de la prise en charge. Il repose alors essentiellement sur un interrogatoire précis des médecins sur :

  • les éventuels facteurs héréditaires ;
  • le comportement alimentaire ;
  • le type d'exercice physique pratiqué ;
  • les éventuelles mesures déjà prises.
Obésité - Comportement alimentaire - Apnée sommeil
Obésité - Comportement alimentaire - Apnée sommeil

La dimension psychologique de l'obésité est importante. L'enfance étant une période de construction, l'obésité naissante peut être un signe de surface d'un trouble psychologique plus important.
En étant obèse l'enfant va développer des comportements de défense, de protection. Peut-être va-t-il souffrir en se mettant dans une logique d'échec. Il est souvent possible à l'aide d'un spécialiste
(psychologue ou psychiatre) d'améliorer ou de résoudre ces troubles.

Attention ! l'obésité sévère engendre des conséquences immédiates sur la santé. Il est important de prendre en considération notamment :

  • les problèmes articulaires qui se manifestent souvent aux genoux sous forme de douleur ou de démarche claudicante ;
  • les problèmes respiratoires tels que dyspnées à l'effort, ronflement, apnées du sommeil qui induisent souvent des céphalées au réveil et une somnolence dans la journée.

Une prévention des risques potentiels à long terme grâce au dépistage de l'hypertension et du diabète s'impose également.

L'extrême complexité de cette situation chez l'enfant ou l'adolescent montre à quel point il est important que la prise en charge se fasse par une équipe médicale pluridisciplinaire comprenant le médecin de famille.

Obésité risque
Obésité risque

Femme

L'obésité est généralement plus fréquente chez la femme que chez l'homme. De nombreuses explications peuvent être avancées, mais il est certain que la femme traverse durant sa vie des périodes de bouleversements physiologiques et psychologiques importants qui majorent les risques de prise de poids.

Risque accru à certaines périodes de la vie

1 - La puberté

La mise en place du cycle menstruel et l'apparition d'une nouvelle physiologie sont des facteurs pouvant conduire à un stockage accru de matière grasse. Celui-ci peut être augmenté par la prise d'une contraception orale.

Le déclenchement de la puberté nécessite un poids minimum, autour de 50 kg. Un faible poids chez l'adolescente peut conduire à un retard de puberté ; inversement, il n'est pas rare que les premières règles surviennent dès la dixième année chez la petite fille obèse.

Des changements physiologiques (hormonaux) associés à des comportements de rejet des structures familiales perturbent les habitudes de vie des adolescentes et entraînent ou amplifient souvent des troubles du comportement alimentaire - alternance de régimes et de périodes d'alimentation trop riche - pouvant aller jusqu'à l'anorexie ou à son inverse, la boulimie.

Obésité - Surpoids femme
Obésité - Surpoids femme

2 - La grossesse

La grossesse constitue une situation à risque pour une prise de poids. C'est une période à contrôler.

La grossesse n'est pas contre-indiquée chez la femme obèse, mais nécessite une surveillance accrue avant et après l'accouchement du fait de l'excès de poids.



3 - La ménopause

C'est une période à risque de prise pondérale avec une augmentation moyenne de 500 g par année. Cette augmentation est majorée par des facteurs prédisposant :

  • des antécédents familiaux d'obésité et/ou de diabète insulinodépendant ;
  • un Indice de Masse Corporelle élevé en pré-ménopause ;
  • la survenue d'une prise de poids importante à l'occasion de grossesses antérieures.

Ces différentes étapes dans la vie de la femme nécessitent une vigilance accrue et un suivi médical attentif.

Obésité - Surpoids femme

Effets indésirables spécifiques

L'incontinence urinaire

Chez la femme présentant une obésité, elle est aggravée par une augmentation de la pression au niveau du ventre. Plusieurs techniques permettent de corriger ce dysfonctionnement :

  • la rééducation périnéale,
  • le traitement chirurgical (TVT).



Les perturbations du cycle

L'incontinence urinaire

Chez la femme présentant une obésité, elle est aggravée par une augmentation de la pression au niveau du ventre. Plusieurs techniques permettent de corriger ce dysfonctionnement :

  • la rééducation périnéale,
  • le traitement chirurgical (TVT).



Les perturbations du cycle

L'absence de règles ou des irrégularités du cycle sont fréquentes chez la femme obèse. Elles s'accompagnent souvent de troubles hormonaux (excès d'androgènes) qui provoquent une raréfaction des ovulations et une baisse de fertilité constituant le syndrome des ovaires poly-kystiques.

Si l'excès d'androgènes se prolonge, une hyper-pilosité peut apparaître.

Si la perte de quelques kilos en cas d'obésité peut aider à retrouver des cycles normaux, l'origine de la perturbation des cycles peut aussi être différente.

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